La carte des Mendelssohn
EAN13 : 9782848051918
ISBN :978-2-84805-191-8
Éditeur :Sabine Wespieser Éditeur
Date Parution :
Collection :Littérature
Nombre de pages :496
Dimensions : 19 x 14 x 2 cm
Poids : 532 g
Langue : français
Langue originale : français

La carte des Mendelssohn

De

LA CARTE DES MENDELSSOHN. Je savais que Felix Mendelssohn le compositeur (1809-1847) était le petit-fils de Moses Mendelssohn le philosophe (1729-1786), et longtemps je n’en ai pas pensé grand-chose. Un jour pourtant, j’ai pensé à l’homme qui avait été le père du premier et le fils du second. Quel merveilleux sujet de roman, m’étais-je dit alors. D. M.

Au retour d’un séjour marquant à Berlin, Diane Meur, fidèle à son goût pour les filiations, décide de mener l’enquête sur Abraham Mendelssohn, banquier oublié de l’histoire, qui servit de pont entre le Voltaire allemand et un compositeur romantique plus précoce encore que Mozart. Mais comment ne pas remonter d’abord à l’origine, à Moses, le petit infirme du ghetto, qui à onze ans maîtrisait Torah et Talmud, à quatorze ans partit seul sur les routes rejoindre à Berlin un professeur bien-aimé ? Comment, en pleines années 2010, ne pas se passionner pour cet apôtre de la tolérance, grand défenseur de la liberté de culte et d’opinion ? Et, accessoirement, père de dix enfants dont le banquier Abraham n’était que le huitième…

Happée par son sujet, l’auteur explore cette descendance, la voit s’étendre au globe entier et aux métiers les plus divers, jusqu’à une ursuline belge, des officiers de la Wehrmacht, un planteur de thé à Ceylan. Même quand on est, comme elle, rompue aux sagas familiales d’envergure, impossible de tenir en main cette structure : l’arbre généalogique se transforme en carte, La Carte des Mendelssohn, qui envahit d’abord la table de son salon, puis le projet lui-même.

Le roman devient dès lors celui de son enquête, une sorte de Vie mode d’emploi où la famille tentaculaire apparaît comme un résumé de l’histoire humaine. La romancière nous enchante par ses libres variations sur les figures les plus tragiques ou les plus excentriques, tout en nous dévoilant ses sources, sa chronologie, et en mêlant sa propre vie à la matière de son livre.

Tour de force d’un écrivain qui jamais ne perd le nord, La Carte des Mendelssohn finit par mettre à mal toute idée de racines, et par donner une image du monde comme un riche métissage où nous sommes tous un peu cousins.

Il est urgent de lire Diane Meur.

Diane Meur, née à Bruxelles en 1970, est traductrice et romancière. Avec ce cinquième roman, conjuguant érudition, fantaisie et subversion, elle donne une nouvelle preuve de l’amplitude de son talent.

2 Commentaires 4 étoiles

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Commentaires des libraires

Difficile de ne pas perdre le fil

2 étoiles

Par .

Quel programme intéressant! La 4ème de couverture encourage à connaitre et découvrir cette illustre famille.
Dès le 1er chapitre, on est un peu perdu. Ça part dans tous les sens. L'auteure mêle sa vie personnelle, ses recherches avec le thème du livre.
C'est une occasion de connaitre l'Allemagne de l'époque des Lumières. Sauf que l'auteure semble souvent s'adresser à des initiés. Un peu de pédagogie sur Lessing, Lavater, ... aurait été utile.
Après une dizaine de chapitres, j'ai jeté l'éponge et le livre...

Quelle famille !

5 étoiles

Par .

Dans la famille Mendelssohn, Diane Meur avait Moses, le grand-père juif philosophe allemand des Lumières, elle avait Felix, le petit-fils compositeur romantique, elle souhaitait donc écrire sur le chaînon manquant, fils du premier et père du second, Abraham Mendelssohn, banquier de son état. Mais quand elle a commencé à tirer les fils de la pelote mendelssohnienne, Diane Meur a vite compris qu’elle ne pouvait pas parler d’Abraham sans évoquer ses parents, ni ses quatre enfants, ni ses frères et sœurs, et qu’il fallait replacer tout ce petit monde dans son contexte spatio-temporel, parce que ceci expliquait cela, parce que les déterminismes familiaux, parce que le judaïsme, le luthéranisme, parce que, parce que… Et voici notre auteure, deux ans plus tard, des centaines de notes accumulées, un gigantesque « monstre » généalogique bricolé dans son salon qui recense une famille de 765 membres, morts et vivants ! Tout cela peut sembler effrayant : partie d’un protagoniste, elle se retrouve avec des centaines de personnages qui cognent à sa porte, envahissent ses nuits, revendiquent le droit de cité dans son roman et continuent de naître tous les jours ou presque aux quatre coins du monde !

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