Annesophie B.

https://www.instagram.com/annesophiebooks/?hl=fr

chroniqueuse littéraire à temps complet.

Les Somnambules
25,00
30 mars 2021

Un régal !

Les Somnambules, de Chuck Wendig, est typiquement le genre de lecture que vous ne pouvez plus lâcher une fois commencée.

Je suis une lectrice avide de nouveautés autant que de classiques. Toutefois, tout ce qui touche au post-apocalyptique ou à la dystopie m’attire en général assez peu. On a tous vu tellement de films et séries que j’avoue que je trouve souvent (hormis quelques incontournables du genre qui sont géniaux) que ce genre se répète un peu.
Mais pas ici.

En toute franchise, le fait que le roman soit édité chez Sonatine y a été pour beaucoup : je suis une fan inconditionnelle de leur catalogue et certains de leurs auteurs comptent parmi mes chouchous.
J’ai donc voulu tester. Et j’ai drôlement bien fait.

Ça tient également au fait que cette intrigue va (selon moi) au-delà d’un seul genre.
C’est du post-apo, mais c’est aussi une roman sociétal, familial, initiatique, écologique, mais surtout une très belle mise en scène et représentation de notre société actuelle.

Et, le plus fort, c’est qu’il parvient à être tout cela sans tomber dans un excès ou un autre.
L’intrigue a été écrite antérieurement à l’apparition de virus avec lequel nous apprenons à vivre aujourd’hui, donc n’ayez aucune crainte : ce roman ne surfe absolument pas sur cette vague de tendance que l’on peut retrouver dans certains titres récents.
L’auteur a juste su voir un peu plus loin, un peu plus tôt, et rien que pour ça, il mérite largement d’être lu.

Les personnages, l’atmosphère, la trame, tout est travaillé de façon à nous immerger dès les premières pages dans cette aventure hors du commun.

Quant au style, il colle parfaitement au reste et on y adhère avec une facilité déconcertante pour un premier roman.

En bref, Les Somnambules a été un TRÈS gros coup de cœur pour moi, et ce malgré les réticences dont je parlais plus haut.
Ici l’auteur ne se contente pas de nous proposer un remake du Fléau, de Walking Dead ou de Leftovers, il crée une œuvre personnelle et indépendante. Et si certains passages nous font penser à un roman antérieur, c’est dans l’unique but de souligner le sujet.

C’est une lecture que je recommande fortement et à tous.
1165 pages de régal absolu !

Tous les noms qu'ils donnaient à Dieu
30 mars 2021

Recueil coup de coeur.

Neuf nouvelles, aussi différentes que passionnantes les unes que les autres.
Passé, présent, futur, sur un continent ou sur un autre, chacune d’elle raconte une histoire profonde et délicate.

Avec Tous les Noms qu’ils donnaient à Dieu, Anjali Sachdeva nous offre une galerie de personnages étonnants et attachants, complexes et humains.
Impossible, bien entendu, d’écrire un résumé puisqu’il s’agit de nouvelles. Je ne peux donc que m’attarder sur le style et tout ce qui s’en dégage.
Et rien qu’à ce sujet il y aurait déjà tellement à dire...

En refermant un recueil j’ai toujours pour habitude de me demander quelle nouvelle retient ma préférence.
Ici je suis bien incapable de le dire avec certitude, car elles renferment toutes un message ou une image étonnamment saisissant(e).

Il va être question de mythes, de croyances, de sciences, de magie, d’Histoire et d’avenir, des sujets aux antipodes les uns des autres et qui, cependant, s’emboîtent avec une justesse et une élégance rares.

La plume est belle, sans fioritures, et pourtant d’une beauté poétique difficile à imaginer.

Le genre de recueil qui réclame au lecteur d’ouvrir son esprit sans poser de question, et qui, en contrepartie, lui offre une multitude de possibilités en lui ouvrant les portes sur des mondes insoupçonnés et néanmoins parfaitement envisageables.
La couverture du livre illustre d’ailleurs à la perfection le ressenti du lecteur durant ces 273 pages.

Pleine d’espoirs ou profondément noire, chacune de ces neuf nouvelles vous entraînera sur un sentier que vous ne regretterez pas d’avoir emprunté, et dont vous garderez un souvenir marquant.

Un recueil différent, magnifique et magnétique, aussi sombre que lumineux, qui vous ouvrira des perspectives qui tour à tour vous feront rêver ou trembler.
Un premier ouvrage parfaitement abouti, et qui ne peut que nous donner envie de suivre cette auteure de très près.

À découvrir sans tarder, pour réfléchir, rêver et s’évader.

Tous les noms qu'ils donnaient à Dieu
30 mars 2021

Un recueil coup de coeur.

Neuf nouvelles, aussi différentes que passionnantes les unes que les autres.
Passé, présent, futur, sur un continent ou sur un autre, chacune d’elle raconte une histoire profonde et délicate.

Avec Tous les Noms qu’ils donnaient à Dieu, Anjali Sachdeva nous offre une galerie de personnages étonnants et attachants, complexes et humains.
Impossible, bien entendu, d’écrire un résumé puisqu’il s’agit de nouvelles. Je ne peux donc que m’attarder sur le style et tout ce qui s’en dégage.
Et rien qu’à ce sujet il y aurait déjà tellement à dire...

En refermant un recueil j’ai toujours pour habitude de me demander quelle nouvelle retient ma préférence.
Ici je suis bien incapable de le dire avec certitude, car elles renferment toutes un message ou une image étonnamment saisissant(e).

Il va être question de mythes, de croyances, de sciences, de magie, d’Histoire et d’avenir, des sujets aux antipodes les uns des autres et qui, cependant, s’emboîtent avec une justesse et une élégance rares.

La plume est belle, sans fioritures, et pourtant d’une beauté poétique difficile à imaginer.

Le genre de recueil qui réclame au lecteur d’ouvrir son esprit sans poser de question, et qui, en contrepartie, lui offre une multitude de possibilités en lui ouvrant les portes sur des mondes insoupçonnés et néanmoins parfaitement envisageables.
La couverture du livre illustre d’ailleurs à la perfection le ressenti du lecteur durant ces 273 pages.

Pleine d’espoirs ou profondément noire, chacune de ces neuf nouvelles vous entraînera sur un sentier que vous ne regretterez pas d’avoir emprunté, et dont vous garderez un souvenir marquant.

Un recueil différent, magnifique et magnétique, aussi sombre que lumineux, qui vous ouvrira des perspectives qui tour à tour vous feront rêver ou trembler.
Un premier ouvrage parfaitement abouti, et qui ne peut que nous donner envie de suivre cette auteure de très près.

À découvrir sans tarder, pour réfléchir, rêver et s’évader.

Instagrammable, roman
17,00
30 mars 2021

Dans l'air du temps.

Un roman à lire et à faire lire.
Avec Instagrammable, Éliette Abecassis nous plonge dans les travers des réseaux sociaux et nous montre leur impact dans nos vies respectives.
Mais pas seulement.

Sacha, Jade, Léo.
Presque des adultes et pourtant si peu préparés à le devenir.
Enfants des années 2000, élevés par la télévision, nourris par les publicités, drogués aux émissions de télé-réalité.
Et, par dessus tout, programmés par les réseaux sociaux.
C’est LÀ qu’il faut être connu, vu, aimé, voire adulé. Rien d’autre ne compte, que le nombre de likes.

La vie réelle, pour cette génération, c’est ce qui se passe sur leurs écrans. Le reste n’est qu’illusion sans importance.
Alors Sacha like comme elle respire et scrolle comme si ça vie en dépendait.
Jade, elle, est influenceuse.
Autant dire une déesse. Tout ce qu’elle dit, fait, porte ou montre, est forcément ce qu’il faut dire, faire, porter ou montrer.
Qu’importe qu’elle soit mauvaise ou idiote. L’important se situe dans son nombre d’abonnés.

L’une veut ressembler à l’autre, quand l’autre ne rêve que de détruire la première.
En lisant la référence aux Liaisons Dangereuses dans le résumé, mon réflexe premier a été le doute. Un tel monument de la littérature avec un grand L, à l’heure du numérique ? Difficile à imaginer.
Et pourtant, Éliette Abecassis a réussi à relever le défi.
Haut la main.

Dans cette société où tout est question d’image, où un commentaire peut faire de vous une vedette et où une story peut vous mettre à mort, ces petits adultes, ces grands enfants, se livrent à l’ennemi aussi sûrement qu’en se rendant que un champ de bataille.
Mais qu’importe les risques, puisque de toute façon leur vie sociale ne peut dépendre que de ça.
Dans ce monde hyperconnecté où un retweet équivaut à un engagement et un smiley à une déclaration sous serment, la réalité n’a plus lieu d’être.
Soumis à cette influence sans cesse grandissante, les nouvelles générations vouent un culte démesuré à ces tribunaux virtuels que sont devenus les réseaux.
Pour eux, être, tout simplement, n’a pas de valeur, ce qu’il faut, ce qu’ils doivent, c’est être VUS.
Quel qu’en soit le prix à payer.

À lire, urgemment !

La Sirène, le Marchand et la Courtisane
30 mars 2021

Voyage au XVIIIème

Un bien agréable voyage dans le temps.
Une petite virée dans l’Angleterre du XVIIIeme, ça vous tente ?
Si oui, ce roman est fait pour vous.

Avec La Sirène, le Marchand et la Courtisane, Imogen Hermes Gower parvient à recréer pour nous une ville de Londres tout ce qu’il y a de plus 18ème.
Et, franchement, ça vaut le détour !

Les termes « cabinet de curiosités » inscrits en 4ème de couverture sont on ne peut plus juste.
Des personnages follement attachants, extravagants, irritants se côtoient, dans cette époque finalement beaucoup plus libérée que la nôtre.
L’ambiance est excellemment reconstituée, et durant toute la lecture vous aurez tout autant l’impression d’entendre bruisser les soieries et autres taffetas que de sentir les relents nauséabonds qui se cachent dessous.
Et les dialogues... ah, les dialogues sont justes parfaits. Irrésistibles de drôlerie ou fascinants de sagesse, ils nous montrent que nous avons beau nous croire beaucoup plus évolués qu’à l’époque, le fait est que nous sommes loin du compte.

Personnellement j’ai autant ri que réfléchi pendant ces 522 pages.

L’auteure parvient si bien à alterner humour théâtral, pensées sociales, représentations historiques et évolutions féminines (en y ajoutant même une très légère touche de fantastique !) que l’on ne s’ennuie pas un seul instant.
Pour un premier roman, c’est assez exceptionnel, selon moi.

Angie vous semblera tour à tour libre et profondément dépendante, vénale et insouciante, blasée et enfantine.
Hancook, lui, vous fera ressentir de l’empathie, voire de la pitié, de l’agacement teinté d’une bonne dose d’attendrissement.
Quant à la Sirène... pour elle, je vous laisse découvrir par vous-même de quoi il retourne 😉

Alors, bien sûr je recommande ce roman.
Pour tous ceux qui aiment les romans historiques, ce sera un pur régal.
Pour ceux qui sont moins versés dans le genre, ce sera une bien belle occasion de faire une exception, et de découvrir un livre non seulement différent mais également terriblement dépaysant et rafraîchissant.
Bref, à peu près tout ce que l’on recherche en ce moment !

Si vous ne l’avez pas encore, courrez vous le procurer.
Et bon voyage littéraire à vous.