Sulak
EAN13 : 9782260020592
ISBN :978-2-260-02059-2
Éditeur :Julliard
Date Parution :
Collection :ROMAN
Dimensions : 2 x 1 x 0 cm
Poids : 562 g
Langue : français

Vendu par Librairie Arcanes (Châteauroux 36000)

22.00€
Il était jeune, il était beau, il s'appelait Bruno Sulak, et fut, au début des années 80, l'homme le plus recherché de France. Gentleman braqueur, il défraya la chronique judiciaire et séduisit tous ceux qui l'approchèrent, jusqu'au célèbre policier qui mit fin à cinq années de cavale effrénée. De sa vie tourmentée, Philippe Jaenada a fait un roman biographique captivant.

Philippe Jaenada (Auteur) a également contribué aux livres...

Une nuit à Manosque

Une nuit à Manosque

Alice Zeniter, Olivia Rosenthal, Sylvain Prudhomme, Véronique Ovaldé, Gaëlle Obiégly, Robert Mcliam Wilson, Nathalie Kuperman, Maylis De Kerangal, Philippe Jaenada, René Frégni, Pierre Ducrozet, Patrick Deville, Julien Delmaire, Marie Darrieussecq, Mig...

Gallimard

Indisponible sur notre site
La Serpe , Prix Fémina 2017

La Serpe , Prix Fémina 2017

Philippe Jaenada

Julliard

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 23,00 €
La petite femelle

La petite femelle

Philippe Jaenada

Points

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 9,10 €
La Petite femelle

La Petite femelle

Philippe Jaenada

Julliard

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 23,00 €
Sulak

Sulak

Philippe Jaenada

Points

Sur commande, habituellement expédié sous 4 à 7 jours ouvrés 8,30 €
En savoir plus sur Philippe Jaenada

Événement lié

Rencontre : Rencontre avec Philippe Jaenada

Rencontre : Rencontre avec Philippe Jaenada

Sulak (Julliard)

Samedi 23 novembre 2013 à 19h00, Librairie Arcanes

Nous avons le plaisir d'accueillir Philippe Jaenada à la librairie le samedi 23 novembre à partir de 19h.

En savoir plus

3 Commentaires 5 étoiles

Identifiez-vous pour écrire un commentaire.

Commentaires des libraires

voleur, voyou

5 étoiles

Par .

Les voyous et voleurs en tout genre ne m'ont jamais fascinés, même avec de grandes idées soutenant leur combat.

Pourtant, l'auteur de ce roman a réussi le tour de force de me faire aimer Bruno Sulak (dont j'ignorais jusqu'alors l'existence).

Alors certes, le récit est un peu difficile à suivre au départ du roman, car l'auteur tient absolument à présenter les enfances de tous les protagonistes. Puis, les choses sérieuses commencent.

Quel destin plein de chance que celui de Bruno (permettez que je l'appel Bruno), jusqu'à son retour en France, où la chance tourne. Ses amours, son amitié avec le commissaire Moréas (qui tient un blog).

L'auteur a même réussi à faire frémir mon petit coeur sensible à la fin de son roman sur le destin tragique de son héros.

Je me suis également régalée du style de l'auteur qui ne nous épargne aucune coïncidence : celles qui concernent les acteurs du drame, mais aussi celles qui concernent sa petite vie. C'est écrit avec fraîcheur et (presque) naïveté ; c'est plein de triples parenthèses. Bref, j'adore !

L'image que je retiendrai :

Celle du "casse" de la bijouterie Cartier à Cannes, car Bruno Sulak avait vu un briquet avec une panthère en pierres précieuses. Briquet qui n'est jamais réapparu à ce jour.

http://motamots.canalblog.com/archives/2014/06/30/29518288.html

4 étoiles

Par .

L'auteur, potiniste à Voici, n'oublie pas de donner des coups de griffe au passage aux vrais journalistes qui ont souvent publié des biographies erronées de Sulak. Le portrait que Jaenada dresse de Sulak m'a gênée aux entournures par exemple quand Thalie, la femme de sa vie, et lui, reviennent du Maroc avec un signe et un serpent sans penser aux conséquences pour ces bêtes. Quand j'ai lu le passage au cours duquel Sulak croise Enrico Macias et s'insurge de le voir griller la file d'attente (il vient alors juste de commettre un braquage), je me suis demandée si Enrico Marias avait depuis réagi au livre en disant s'il se rappelait ou non l'incident. Que Jaenada disserte sur les circonstances de la mort de la chanteuse Joëlle ou de Patrick Dewaere m'a semblé hors-propos et sans intérêt. Que Jaenada fasse de l'humour sur les réactions des victimes de Sulak, notamment de ceux qui refusent de plier sous la violence (attitude qui aurait dû d'ailleurs plaire au rebelle qu'était Sulak) m'a horripilée, tout comme le fait qu'il attribue le flair de l'agent Guillaume, qui va permettre l'arrestation de Sulak, à un coup de chance m'a semblé humiliant.

[Lire la suite ...]

Le braqueur magnifique

5 étoiles

Par .

Qui se souvient de Bruno Sulak ? Ce beau garçon d’une intelligence peu commune a été au début des années 80 l’homme le plus recherché de France. Tout juste jeune adulte, il a écumé supermarchés puis bijouteries jusqu’aux grandes enseignes de la rue de la Paix, organisant de spectaculaires braquages selon un mode opératoire minutieux, efficace et sans bavures -Bruno Sulak n’a jamais eu de sang sur les mains. Il est mort à 29 ans lors d’une tentative d’évasion, en tombant d’une fenêtre de Fleury-Mérogis.

Braqueur légendaire, roi de l’évasion, les formules ne manquent pas mais semblent insuffisantes pour définir une personnalité aussi complexe. Le romancier Philippe Jaenada a pourtant décidé de retracer la courte vie de Bruno Sulak et la biographie qu’il signe se dévore comme un roman d’aventures. Patiemment, interrogeant les témoins, les amis, la famille, épluchant les journaux de l’époque, Jaenada, fasciné, a cherché des indices dans les origines familiales, un grand-père venu d’un petit village polonais et un père légionnaire, puis dans l’enfance et l’adolescence à Marseille, il a reconstruit la cavale et l’ultime arrestation du hors-la-loi, il a également dressé le portrait de ses proches : Thalie, l’amour de sa vie, Drago, l’ami de toujours. Mais au fil de ce canevas minutieux où le romancier s’est fait archiviste, reste toujours une question : à quoi tient la vie d’un homme ?

On est vite emporté par ce récit toujours rigoureusement proche des faits et construit comme un puzzle. Il y a l’enfance, dans une famille modeste mais unie et stable. Le refus, très jeune, de l’autorité. La petite délinquance puis l’entrée dans la légion dont il déserte et le premier braquage. Philippe Jaenada reconstitue pièce à pièce la ligne de cette vie qui sans cesse bifurque, se brise et repart. Il colle à son personnage, nous fait partager les moments d’angoisse et de tension, la panique de celui qui se sait recherché, mais aussi les jours d’euphorie, lorsque le braqueur réussit un beau coup et possède assez d’argent pour vivre tranquillement quelques temps. Le romancier s’interdit toute envolée lyrique mais aussi toute hypothèse personnelle, se refusant à laisser libre cours à son imagination. Hasards, mauvais sort et mauvais coups, tout est étudié comme un enchaînement implacable et de fait fatal, jusqu’à la dernière nuit où Jaenada met en concurrence, sans trancher, deux versions des faits : la version officielle, qui veut que Bruno Sulak soit tombé d’une fenêtre en tentant de s’évader, et celle de proches qui pensent qu’on l’a poussé.

Pari réussi donc pour un romancier qui jusqu’alors avait publié des textes au ton loufoque et tendre d’inspiration largement autobiographique. On retrouve pourtant dans ce livre le style très particulier de Philippe Jaenada, notamment son sens de l’humour et de la digression. De petits instantanés de la France des années soixante-dix et quatre-vingt – la dernière radio de la chanteuse du groupe « Il était une fois » -  émaillent son récit, tout comme des détails de sa vie à lui, soudain signalés en passant, lorsque sa propre trajectoire croise par hasard celle de Bruno Sulak, les coïncidences s’accumulent et l’auteur semble parfois pris de vertige. Car tout se tient et pourtant rien ne tient en ce monde, Sulak et Jaenada auraient pu se croiser, échanger leurs vies, mais la vie justement n’est pas la littérature : Sulak reste pour toujours un emblématique mystère et Jaenada un vrai romancier.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u