Les fantômes du vieux pays
EAN13 : 9782070196494
ISBN :978-2-07-019649-4
Éditeur :Gallimard
Date Parution :
Collection :Du monde entier
Nombre de pages :720
Dimensions : 21 x 21 x 3 cm
Poids : 796 g
Langue : français
Langue originale : anglais

Les fantômes du vieux pays

De

Traduit par

Vendu par Librairie Arcanes (Châteauroux 36000)

25.00€
Scandale aux États-Unis : le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d'âge
mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d'Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans. Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet : un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle ; il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes. Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.
Né en 1976, Nathan Hill est originaire de l’Iowa, aux États-Unis. Il vit aujourd’hui en Floride et enseigne la littérature et l’écriture à l’Université Saint-Thomas dans le Minnesota. Les fantômes du vieux pays est son premier roman.

4 Commentaires 5 étoiles

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Commentaires des libraires

Etats-Unis

5 étoiles

Par .

Comment rendre toutes mes impressions de lecture de ce pavé ?

D’abord : j’ai aimé, vraiment beaucoup. Ce n’est toutefois pas un coup de coeur à cause de certains paragraphes entiers d’accumulations, mais que l’on peut facilement survoler.

J’ai aimé tous les personnages : de Samuel sur qui tout s’écroule à sa mère Faye qui l’a abandonné enfant ; de son ami d’enfance et de sa soeur Bethany ; de la jeune étudiante coriace qui ose tout pour ne pas faire son devoir sur Shakespeare ; du geek Pwnage capable de jouer jusqu’à la mort.

J’ai aimé les parties sur la révolte des étudiants de Chicago en 1968, même si l’auteur a pris des libertés avec le déroulement des faits (comme je ne connaissais rien à ces protestations contre la guerre du Vietnam, cela ne m’a pas gêné).

J’ai aimé le mystérieux Sebastian tout en me doutant de plus en plus de sa vraie identité, ça ne pouvait pas être un autre.

J’ai aimé la vision de l’Amérique sans concession mais tout en finesse qu’offre l’auteur ; ses détails si vrais : le bleu layette des uniformes des policiers, l’application IFeel pour personnes en mal de reconnaissance.

Grâce à ce magnifique roman, j’ai appris par le petit bout de la lorgnette la révolte des étudiants américains de 68 et eu une vision très claire de l’état du pays en 2011 juste avant le crack boursier.

Merci, M. Hill, votre premier roman est absolument réussi, bien que je me demande si le Mississippi est bien à 300 kilomètres de Chicago (mais c’est une erreur de frappe et/ou de traduction).

L’image que je retiendrai :

Celle de Faye sur les traces de son père en Norvège, découvrant la vérité sur lui.

http://alexmotamots.fr/les-fantomes-du-vieux-pays-nathan-hill/

5 étoiles

Par .

« Les fantômes du vieux pays » de Nathan Hill aux éditions Gallimard
Samuel est professeur d'anglais dans une université américaine. Désabusé par la médiocrité de ses élèves et la morosité de sa vie, il se réfugie dans ""Elfscape"" un jeu vidéo qui l'occupe de plus en plus. Mais le quotidien va vite voler en éclat lorsqu'il découvre dans les médias l'image d'une femme surnommée ""Calamity Parker"".

Cette femme a lancé une poignée de cailloux au visage d'un candidat républicain en campagne et toute l'Amérique se passionne pour elle en attendant un procès retentissant.

Le problème pour Samuel est qu'il reconnaît en elle sa mère qui l'a abandonné quand il avait 11 ans.

Le second problème pour Samuel est qu'il doit rembourser dans les plus brefs délais un avaloir consenti par son éditeur pour un roman qu'il n'a jamais écrit, argent avec lequel il s'est offert une maison dévaluée désormais.
Acculé, le jeune professeur accepte d'écrire un récit à charge sur cette mère et se lance dans une enquête pour tenter de comprendre cette femme.

De l'Amérique de Trump à la Norvège des années 40, Nathan Hill nous livre un roman dense qui explore de multiples histoires, de multiples chemins gardant comme fil rouge cette relation douloureuse entre une mère et son fils.
Tour à tour drôle, mélancolique, sensible, ""les fantômes du vieux pays"" est un roman brillant et le regard de l'auteur est toujours juste, précis sur ces personnages qui se cherchent et se questionnent. Une très belle découverte.

Une lecture jubilatoire

4 étoiles

Par .

Le point de départ de cette histoire c'est une vieille dame, surnommée Calamity Parker, qui agresse le Gouverneur Parker à coup de jet de pierre. Et nous voilà lancés pour 700 pages dans le destin de cette femme, racontée par son fils Samuel, prof d'université qui se voudrait romancier mais n'a rien écrit depuis 10 ans.
Dans ce roman incroyablement bien mené, on croise une violoniste virtuose, un soldat déployé en Irak, un accro des jeux vidéo, une étudiante un peu légère mais pas si bête, un éditeur manipulateur et un grand-père norvégien. Le tout sur fond d'histoire des États-Unis, des année 60 à nos jours.
Le grand talent de Nathan Hill, dont c'est le premier roman, a été de créer autant de personnages et d'univers différents sans nous perdre un seul instant. Chacun d'entre eux nous dévoile un pan de la vie des 2 personnages principaux et plus globalement de la société américaine.
Son écriture est à la fois juste, incisive et teintée d'un certain humour noir. Une lecture réjouissante à ne surtout pas manquer.

4 étoiles

Par .

Ce pavé de plus de 700 pages est typique de ces romans américains qui partent d'un point A pour arriver à un point B en passant par des points dont on n'imaginait même pas qu'ils pouvaient être aussi nombreux. A la fois roman avec une intrigue, voire même du suspense concernant le passé de l'ascendance de Samuel, réflexion sur divers sujets comme la pornographie ou les promesses à respecter ou pas, avec des variations dans la forme et le style, ce n'est pas un roman que nous avons en main, mais plusieurs. C'est souvent brillant, parfois un peu longuet, mais cela reste, dans l'ensemble, un très bon roman.

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