Le crime du comte Neville

Le crime du comte Neville

Amélie Nothomb

Albin Michel

  • Court mais efficace

    Ruiné, le comte Neville est obligé de vendre son domaine. Mais il compte bien tirer sa révérence avec panache et organise une fabuleuse garden party. Lui, le roi des mondanités, entend marquer les esprits de la plus belle des manières. Une sorte de chant du cygne… Toutefois, ses plans tournent court avec la prédiction que lui fait une vieille voyante : il va tuer l’un de ses invités lors de cette fameuse réception. Dès lors, que faire : annuler, provoquer le destin et choisir la victime, laisser le hasard décider ? Le comte Neville en perd le sommeil. Non pas à l’idée de commettre un meurtre mais à celle de tuer de sang froid un de ses propres invités… Quelle faute de goût impardonnable pour un aristocrate tel que lui !

    Amélie Nothomb offre ici une réécriture du "Crime de Lord Arthur Savile" d’Oscar Wilde – nouvelle que je ne connaissais pas mais que je suis allée lire ensuite et que j’ai beaucoup aimée – agrémentée d’une petite pointe de mythologie. Un mélange qui fonctionne très bien. En voilà une agréable surprise, car pour une fois, je peux dire que j’ai adoré un livre d’Amélie Nothomb !

    Il est difficile d’en dire plus sans dévoiler toute l’intrigue et c’est bien dommage. Il y aurait tant à dire. Ce roman prend tour à tour des allures de drame, d’huis clos angoissant, de critique sociale ou de comédie. C’est un concentré. En très peu de temps – l’action se déroule sur quelques jours à peine – il se passe beaucoup de choses. On en vient même à regretter qu’il soit si court… mais il faut reconnaître que l’autrice n'a su garder que le meilleur !

    En conclusion, une lecture qui m’a enchantée. Je partais pourtant à reculons, mais j’ai dévoré "Le crime du comte Neville". De plus, ce livre m’a poussée à découvrir Oscar Wilde, une autre bonne surprise… Je n’en tire donc que du bon !


  • par (Libraire)
    24 octobre 2015

    Cette année, Amélie Nothomb publie l'histoire festive de l'invitation du Comte Neville à sa garden-party annuelle, qui comme les précédentes, sera parfaite, même si c'est la dernière puisque l'aristocrate est ruiné. Une voyante lui annonce qu'il assassinera un de ses invités. Sa fille décide qu'elle sera cette victime et supplie son père, "papa, il faut que tu me tues".
    Le drame est annoncé, mais on hésite délicieusement à y croire, car on connaît la capacité d'imagination d'Amélie Nothomb, son goût pour les rebondissements loufoques. On sait aussi qu'elle aime réjouir son lecteur et, une fois de plus, elle y parvient parfaitement.


  • par (Libraire)
    28 août 2015

    L'art du destin

    J'ai été transporté dans ce monde aristocratique! L'écriture est travaillée et ce conte amène son lot de suspens. On voit l'histoire se dérouler sous nos yeux sans pouvoir intervenir...
    Vraiment sympathique !


  • par (Libraire)
    25 août 2015

    La fille dans le château avec du vague à l'âme et un fusil

    Le crime du comte Neville est un conte contemporain dans lequel rôde Oscar Wilde, avec au centre de l'histoire un père et sa fille pris dans les filets d'une voyante et de sa prédiction.
    Un château au bord du gouffre, une aristocratie décadente, une garden-party et une 22 long rifle sont les ingrédients de la nouvelle potion d'Amélie à déguster sans modération.
    Amélie Nothomb sait entretenir son jardin. Les mots y poussent et s'épanouissent généreusement sous le soleil bienveillant de son imagination.


  • par (Libraire)
    17 août 2015

    Noblesse de l'âme

    Au bord de la ruine, le Comte de Neville s'apprête à donner sa dernière grande réception quand une voyante lui prédit qu'il commettra un crime en tuant un invité lors de cette noble garden party. Pour lui éviter le déshonneur, sa fille mélancolique l'invite à l'infanticide. Pourra-t-il s'y résoudre ? Amélie Nothomb possède l'art des situations incongrues et facétieuses, poussant ses personnages dans leurs derniers retranchements.. Sous la douce ironie et l'humour, perce la difficulté de vivre et d'être.