La maladroite

La maladroite

Alexandre Seurat

Le Rouergue

  • par (Libraire)
    11 novembre 2015

    Le sujet est difficile mais le procédé narratif et l'écriture de qualité font de ce premier roman un livre remarquable.


  • 6 novembre 2015

    Elle porte un prénom de princesse, comme celle au destin funeste, écrabouillée sous un amas de tôle, son beau visage tuméfié. La petite Diana aussi collectionne les bleus. Ils sont plutôt visibles, mais pour chacun d'eux, elle trouve une anecdote. C'est que la petite fille de huit ans est maladroite. Enfin, c'est ce que tout son entourage proche s'accorde à dire.

    À dire vrai, elle grandit dans une famille où la violence est carnivore, là où les voix se changent en revolver à l'intérieur du huis-clos familial. Les parents boivent le sang de leurs illusions perdues. Dans leurs yeux mesquins, face à l'institutrice, ils masquent la folie de leur chaos social. Ils s'enfoncent comme des rats dans l'horreur des coups. Ceux qui accrochent le regard sur la petite Diana, aujourd'hui disparue.

    Le texte polyphonique retrace en écho les doutes des enseignants, les limites des services sociaux, les proches incrédules puis la ronde des voix clame haut et fort la responsabilité des parents-loups frileux et mielleux face à l'administration.

    L'indicible laisse des traces sur le corps de Diana. Ils piétinent sur son corps les dernières fleurs du mal mais ne s'écroulent pas dans leur ombre animale. Les regards, les plus distraits, ne peuvent taire les plaies sur la page noire de l'enfance de Diana. Là, où la parole de la petite princesse s'efface, l'écho des voix résonne à jamais dans ce texte authentique, sans fioritures, mais d'une nécessaire véracité sur la médiocrité humaine anesthésiée.

    Alexandre Seurat, montre comment la maladroite a beaucoup manqué du verbe aimer. Abandonnée à la faune violente, l'auteur souligne les manquements face à une enfance volée. On a laissé là la petite princesse Diana au cœur d'un ouragan qui conduit vers le drame. Le procédé narratif remonte le fils du temps, à l'heure de tous les possibles. L'horreur n'est jamais formulée, elle se mesure dans les silences retentissants de la petite fille.

    L'auteur, au-delà de la rage et de l'impuissance, parvient à tisser la toile des mots nécessaires et utiles pour ne pas oublier cette princesse-là.

    La Maladroite, premier roman d'Alexandre Seurat, la brune au Rouergue.


  • par (Libraire)
    28 octobre 2015

    Du grand art !

    A travers les paroles rapportées des personnes qui ont connu la petite Diana, disparue à huit ans, Alexandre Seurat nous livre un récit bouleversant. Les individus qui donnent leur point de vue sur cette affaire ne sont pas dupes : quelque chose n'allait pas dans la famille et le quotidien de cette malheureuse enfant.
    Il n'y a pas de mot assez fort pour décrire ce petit bijou littéraire. A la limite du reportage, on suit la vie tortueuse d'une famille déchirée et le destin tragique d'une enfant. On est parfois choqué, souvent épouvanté par cette histoire si réelle et insoutenable. Par de simples propos rapportés directement sans travailler le style, l'auteur nous invite à nous interroger sur nous-même et notre rôle à jouer quand quelqu'un est en danger.


  • par (Libraire)
    30 septembre 2015

    Terrifiant

    Une forme littéraire rare. Un texte bouleversant.


  • par (Libraire)
    29 septembre 2015

    Histoire vraie

    Inspiré d'une histoire vraie, "La maladroite" est un roman bouleversant. Alexandre Seurat écrit là son premier roman et c'est une réussite. L'histoire de Diana, une enfant maltraitée y est racontée par la multitude de personnes qui l'entoure : l'institutrice, la grand-mère, le médecin... Ces voix racontent une histoire affreusement triste sans jamais tomber dans le pathos. C'est un roman coup de poing qui résonne longtemps!


  • par (Libraire)
    25 septembre 2015

    Inspiré d'un fait divers, ce premier roman est juste bouleversant. Une histoire aux multiples protagonistes qui fait réfléchir aux méandres de la protection de l'enfant.
    Absolument nécessaire.


  • 20 septembre 2015

    Alexandre Seurat, pour son premier roman, relate l'histoire de la petite Diana, disparue à l'âge de 8 ans. C'est à partir de témoignages de personnes l'ayant connue ou côtoyée : grand-mère, tante, institutrice, directrices, médecin, gendarme... que l'on découvre qu'il ne s'agit pas d'une "simple" disparition mais que cette fillette est morte à la suite des violences subies de la part de ses parents.

    On se rend compte, d'après les indices que son institutrice ne manque pas de relever sur l'enfant : bleus sur le corps, brûlures sur la peau, quel a dû être le calvaire enduré par la fillette, qualifiée par ses parents de "maladroite" du fait qu'elle tombait souvent et que sa peau marquait...

    Pourtant, personne ne parviendra à retirer cette enfant de ses parents.

    Ce récit se lit comme un documentaire sur le thème de la maltraitance infantile et met en évidence les difficultés de l'énorme machine administrative et judiciaire à se mettre en route dans de telles situations.

    Un livre bouleversant qui ne peut laisser indifférent.


  • par (Libraire)
    16 septembre 2015

    Roman qui se lit comme un documentaire, "la maladroite" dénonce la maltraitance infantile et l'inefficacité du système de protection de l'enfance. A travers les témoignages de toutes les personnes qui ont cotoyé la petite Diana, disparue à l'âge de 8ans, l'auteur retrace le parcours tragique de cette enfant. Qu'a-t-il bien pu se passer jusqu'à sa disparition ? Des membres de sa famille, ses anciennes institutrices et directrices se remémorent les moments passés avec la fillette, leurs soupçons face aux sévices dont elle pouvait être victime et essaient d'expliquer leurs vaines tentatives de la sortir de cette maltraitance.
    Alexandre Seurat nous offre un livre choc qui ne peut laisser indifférent. La multitude de voix apporte une bonne dynamique au roman et une grande fluidité dans la narration.
    Voici une lecture poignante et douloureuse qui vous fera réfléchir.


  • par (Libraire)
    11 septembre 2015

    Coup de coeur de Céline

    Peut-on empêcher l'indicible de se produire?
    A la manière d'une enquête à posteriori, Alexandre Seurat donne la parole à ceux qui ont côtoyé la petite Diana.
    Un état des lieux de l'engrenage de la violence sobre et efficace, d'une absolue nécessité.


  • 9 septembre 2015

    En ayant pour thème la maltraitance des enfants, j’avais une appréhension celle d’être prise en otage par les ressentis qu’un tel thème ne peut que susciter. Mais en choisissant de nous raconter l’histoire de Diana âgée de huit ans (tirée d’un fait réel) par les personnes qu’elle a rencontrées ou qui l’ont côtoyées, Alexandre Seurat permet à travers les témoignages de saisir l’ampleur de ce drame et de ses à côtés. Tout commence par un avis de recherche de Diana car ses parents l'ont signalé disparue. Son ancienne institutrice se souvient de la fillette, des anomalies qu’elle avait constatées. Bleus, trace de coups pour lesquels les parents de Diana mettaient en avant sa maladresse. Mais elle a compris qu’il s’agissait d’autre chose et va remuer ciel et terre. Directrice d’école, médecin, la tante de Diana, sa grand-mère, les gendarmes, le personnel des services sociaux prennent tour à tour la parole. Comme la première institutrice de Diana, il y a ceux qui se sentent impuissants, d’autres qui ne veulent pas prendre de décision trop hâtivement.

    Les parents de Diana jouent la comédie à merveille : celle d’une famille unie ou tout le monde aime Diana. Malgré la machine mise en marche, il sera trop tard pour Diana.
    Aucun voyeurisme, aucun pathos ni aucune scène de violence. Tous est suggéré mais le dysfonctionnement de l’administration surgit entre les lignes. Un premier livre qu’on lit la gorge serrée et dont on ne sort pas indemne.


  • 9 septembre 2015

    maltraitance

    A mon tour, je succombe à la plume de ce premier roman et à son atmosphère si particulière.

    Chaque spectateur du drame explique, sans se dédouaner, comment il a perçu le calvaire de Diana et de quelle façon il a réagi. Nous entendons même parler le père et la mère, et le grand frère, très peu.

    Pas d’analyse psychologique, juste des parents sachant jouer avec le système et voulant à tout prix une famille idéale.

    Et puis une famille unie dans le mensonge, autour des coups et des blessures profondes au point de déformer le visage de Diana, cette petite fille au prénom de princesse prédestinée au tragique.

    Une lecture clinique mais qui raisonne longtemps après avoir fermé le livre.

    L’image que je retiendrai (attention divulgation) :

    Celle du bloc de béton de 1 mètre sur 1 mètre caché au fond d’une usine désaffectée.

    http://alexmotamots.wordpress.com/2015/09/06/la-maladroite-alexandre-seurat


  • par (Libraire)
    30 août 2015

    Un premier roman remarquable

    Le récit, inspiré d'un fait réel, relate l'histoire d'une petite fille de 8 ans qui se dit "maladroite" alors qu'elle subit des violences de la part de ses parents. Jusqu'au jour où elle disparaît.
    Il est composé des témoignages de tous ceux qui l'ont côtoyée, ses institutrices, les directrices des trois écoles qu'elle a fréquenté (car ses parents la déplaçait avant que le vérité ne soit connue), le médecin scolaire, les deux gendarmes, l'assistante sociale, la grand-mère, le frère. Ces témoignages nous plongent dans l'atmosphère glaçante d'un monde où l'on met à distance sa propre responsabilité dans le calvaire que subit l'enfant, un monde frileux où l'on se voile la face. Il pose la question de la limite de notre responsabilité, limite qui est toujours à interroger, et du bénéfice du doute que l'on accorde à des parents qui savent se présenter sous leur meilleur jour.
    Ne comptez pas trouver des scènes de violences, elles ne sont ni décrites ni suggérées, c'est un texte pudique. Mais c'est un récit glaçant car ce qui est relaté ne cache pas que l'issue que l'on pressent et que l'on voudrait refuser est bien celle qui va se produire
    Le lecteur ne peut qu'être bouleversé par ce drame, indigné par l'impuissance des protagonistes, choqué par la lenteur et la frilosité de l'administration. Avec ce récit, Alexandre Seurat a trouvé les mots et le ton justes pour nous rappeler que la maltraitance des enfants est une réalité et qu'il se peut que nous soyons aveugles à ce qui pourrait se passer près de chez nous.
    Un premier roman réussi.


  • par (Libraire)
    29 août 2015

    « La maladroite » fait partie de ces livres qui dés les premières lignes vous happent et vous transportent sur 128 pages. Véritable roman coup de poing, il retrace un fait réel ayant eu lieu quelques années plus tôt à travers le regard et la voix de différents protagonistes. Une grand-mère, une institutrice, un gendarme... Toutes ces personnes ayant connu la petite Diana, disparue à l'âge de 8 ans. C'est autour de son histoire que l'auteur se concentre, tissant la trame de sa triste vie, dénonçant le mauvais fonctionnement de nos administrations souvent lentes et peu efficaces.
    Sans jamais tomber dans le pathos ni le voyeurisme, « La maladroite » suggère et ne choque pas, offrant à son lecteur une plonger au cœur de l'abîme qu'il n'oubliera pas de si tôt.


  • par (Libraire)
    26 août 2015

    Captivant et poignant

    Sobre et sans fioriture, "La Maladroite" est un roman qui prend aux tripes. Captivant et avec une structure littéraire originale, l’auteur décortique une mécanique effrayante. Une lecture à fleur de peau et poignante !


  • 25 août 2015

    Se souvenir de Diana...

    Diana est maladroite. Etait, plutôt. C'est ce que vont évoquer à tour de rôle celles et ceux qui auront traversé la courte vie de cette fillette : ses maladresses, chutes répétées et autres blessures pour en attester... Dès le début de ce court roman, le doute n'est pas de mise, son institutrice s'effondre en voyant l'affiche de la disparition de Diana. Puis, lui succède la voix de la grand-mère, la première à observer l'équilibre vacillant au sein du foyer de sa fille, ses interrogations devant les explosions des parents envers sa petite-fille. Des voix d'adultes, plus ou moins proches de Diana, alternent, s'interrogeant sur la possible violence dont elle est victime. La spirale qui conduira, inéluctablement, au drame, se dessine dans les phrases de la tante, dans celles de la mamie, des instits, des directrices d'école, des travailleurs sociaux et même, des gendarmes.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    25 août 2015

    Un texte fort et émouvant

    Une petite fille disparaît. Tour à tour, ceux qui l'ont connue nous livre le récit de cette petite fille "maladroite", victime de maltraitance parentale. Un sujet fort traité avec beaucoup de pudeur et sans pathos ni voyeurisme. Un premier roman qui sonne tristement juste, un roman fort à lire de toute urgence !


  • par (Libraire)
    22 août 2015

    Pour son 1er roman Alexandre Seurat a choisi de s'inspirer d'un fait divers récent ou il retrace la vie d'une enfant de 8 ans martyrisée par ses parents ... Quand le livre commence pour Diana il est déjà trop tard. L'auteur remonte sa courte vie avec les témoignages de ceux qui l'ont côtoyée et montre l'impuissance des acteurs sociaux à empêcher le dénouement fatal


  • 19 août 2015

    pour ne pas oublier

    Un premier roman qui fait froid dans le dos.

    D'abord, il y a cette illustration de la couverture, si bien trouvée.

    Et puis il y a les mots, et un angle d'approche particulièrement bien choisi, sans débordements, sans pathos.
    Les faits. Bruts. Terribles.
    Les versions de l'entourage, des protagonistes de l'enquête.
    Les silences, les impuissances.
    Ces mensonges, ces mots qui ne viennent pas, ces lâchetés, ces remords, cette culpabilité, et ces "procédures à suivre". Ces excuses, ces explications, toujours.
    Et les dysfonctionnements de la machine de protection de l'enfance.

    Un texte nécessaire, on aimerait tant qu'il n'y ait pas d'autres Diana.

    Pour se souvenir de la petite Marina , dont la tragique histoire est à l'origine de ce livre.
    Pour ne pas oublier.
    http://lecture-spectacle.blogspot.fr/2015/08/la-maladroite-dalexandre-seurat.html


  • par (Libraire)
    17 août 2015

    La mécanique sournoise de la maltraitance

    S'emparant d'un fait divers, la mort de Diana, maltraitée de sa naissance jusqu'à sa mort à l'âge de huit ans, Alexandre Seurat donne la parole à ceux qui l'ont connue, côtoyée, ont eu charge d'elle : parents, enseignants, médecins, assistants sociaux, gendarmes. Sans juger personne, il révèle la mécanique sournoise de la maltraitance, révèle les effets de la violence physique et psychologique, révèle l'impuissance des adultes à sauver l'enfant, souligne aussi une certaine indifférence. S'attachant aux faits, avec retenue, pudeur et distance, il n'en livre pas moins un texte fort et émouvant.